samedi, 22 juillet 2006
Une vie …
Ce matin, j'ai oublié les pots consignés par la fromagère. De retour à la maison, je prends mon vélo et redescends au marché lui porter. Dans la descente de l'avenue de la République, un taxi attend patiemment pour me doubler. Quand il me dépasse, il me salue de la main, c'est le fils de l'ancienne voisine. Soudain retentit l'avertisseur d'un scooter, il me dépasse en trombe en klaxonnant et enchaîne le dépassement du taxi à la hauteur du rétrécissement de la sous-préfecture. Les gens sur le trottoir en face s'exclament : "Il est pas bien, il est fou !" Je continue mon chemin et je me retrouve coincée derrière les voitures, j'avise le parking et avance prudemment. À la hauteur de la boulangerie, les gens s'activent, je reconnais le scooter rouge, le jeune casque noir, tee-shirt noir et jean est étendu au sol, immobile. Je réfléchis, je n'ai pas de téléphone mobile, ni de capacité sanitaire, les personnes autour ont déjà sorti leurs portables, ma présence n'est pas justifiée. Je continue. Je croise la copine d'hier, le VSAB des pompiers suivi de la voiture du SMUR passent sirènes hurlantes. J'explique à la copine. Voilà 800 mètres avant, il fonçait vers son destin. Je rentre à la maison, raconte l'accident à mes fils [il doit être légèrement plus jeune que mon Benjamin, ce môme] : "Ben, oui, c'est un Jacky quoi !"
Je ne sais pas d'où vient cette expression. Quand les jeunes prendront-ils conscience de la fragilité de la vie ? Quand seront-ils capables de tirer profit de l'expérience des autres ? Autant de questions …
Je ne sais pas d'où vient cette expression. Quand les jeunes prendront-ils conscience de la fragilité de la vie ? Quand seront-ils capables de tirer profit de l'expérience des autres ? Autant de questions …
13:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)












